Journée scientifique de JUIN 2013 :

"Trauma et résilience"



Le 6 JUIN 2013 à Paris, Ecole du Val-de-Grâce




Le concept de résilience a connu et connaît encore un engouement énorme dans le champ de la psychologie et des interventions psycho-sociales. Ce terme, emprunté de la physique, fut transféré dès 1942 au domaine de la psychologie à propos des enfants pris dans les affres de la guerre et faisant preuve de développements de leur personnalité inattendus. La définition la plus utilisée est celle de Stefan Vanistendael : la résilience est la « capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative ». Depuis, de nombreuses études ont mis en évidence quelques facteurs essentiels de résilience : l’expérience précoce de liens d’attachement fiables, les interactions avec un environnement encourageant, qualifié de « tuteur de développement », et la mise en histoire de son expérience douloureuse.

L'immense popularité du concept de résilience a le mérite d’avoir induit un renversement d’intérêt, en portant celui-ci sur les ressources mobilisables plutôt que sur les seules difficultés des personnes éprouvées. Mais son l’usage immodéré de ce concept devenu « fourre-tout », appelle quelques critiques. D’une part, toute situation éprouvante est assimilée à un traumatisme psychique. D’autre part, elle vise trop souvent une capacité de résistance aux épreuves de la vie, ce qui détermine une utilisation essentiellement descriptive du concept, détournant l’intérêt des cliniciens et des chercheurs de l’étude des processus intrapsychiques, y compris préconscients et inconscients, en œuvre dans tout processus de résilience.

C’est bien dans une référence au terme de résilience comme travail psychique résilient que nous écouterons des chercheurs et des professionnels exerçant dans divers domaines d'intervention. Ils nous transmettront leurs réflexions sur les apports, les limites et l’application du concept de résilience dans différents champs professionnels.


Jacques ROISIN



-> Pour télécharger cet ARGUMENTAIRE, cliquez ici.


-> Pour télécharger LE PROGRAMME ET LE BULLETIN D'INSCRIPTION DE LA JOURNÉE, cliquez ici.



LES COMMUNICATIONS SONT A ENVOYER



Par mail : alfest@voila.fr
Ou par courrier : C. Damiani - PAV / ALFEST - 12 rue Charles Fourier - F-75013 Paris.

MISE EN FORME DES PROPOSITIONS DE COMMUNICATION


Les propositions de communication doivent comporter les informations suivantes :

Nom et prénom

Titre et profession

Statut professionnel et adresse professionnelle

Téléphone - E-mail

TITRE DE LA COMMUNICATION

Mots-clés

RESUME (de 1 à 2 pages - maximum 5000 caractères) comprenant une bibliographie succinte (5 à 7 références maximum)


Les propositions de communication seront soumises au Comité Scientifique. Vous serez informé des modalités pratiques lorsque la communication aura été acceptée. Il vous sera alors demandé de préciser vos besoins en matériel : rétroprojecteur, vidéo projecteur, ordinateur...




Précédemment / journée scientifique :

"Métiers à risque traumatique : clinique et prise en charge"



Le 6 DECEMBRE 2012 à Paris, Ecole du Val-de-Grâce




Le travail commence à être reconnu comme source majeure de traumatisme psychique. Freud dans malaise dans la civilisation (1929) affirme qu’: « Aucune autre technique pour conduire sa vie ne lie aussi solidement l’individu à la réalité que l’accent mis sur le travail qui l’insère surement tout au moins dans un morceau de la réalité : la communauté humaine. ». Que se passe-t-il alors pour le sujet lorsque c’est le métier qui est traumatogène et génère l’exclusion de la communauté humaine ?

Une donnée nous parait essentielle : Quelle est la prise en compte par les professionnels des risques inhérents à chaque métier ? Comment ces risques sont –ils intégrés dans la culture de chaque entreprise et des institutions ? Déni et négligence sont à l’origine d’un sentiment d’abandon pour le salarié.

De cette reconnaissance peut émerger l’implication de professionnels apportant leur propre lecture du risque traumatique et de ses conséquences

La hiérarchie et les collègues du « traumatisé », le médecin conseil et la sécurité sociale, le médecin du travail, les experts, la justice, les médias et bien sûr l’environnement familial vont tous être acteurs et interférer dans la prise en charge de ces sujets « professionnellement » traumatisés. La clinique et les soins proposés vont donc devoir évoluer dans ce contexte particulier.

Cette nouvelle journée de travail de l’ALFEST, grâce à des interventions pluridisciplinaires, se propose de fournir des éléments de réflexion et d’échanges dans un champ encore insuffisamment pris en compte.

Christine Visnelda Douzain


Précédemment / journée scientifique :

"Evénement traumatique : le traumatisme des auteurs"




Le 31 MAI 2012 à Paris, Ecole du Val-de-Grâce




L'auteur est responsable d’un acte. Abordé du point de vue de son effet traumatique, nous trouvons implicitement situés face à la question de la rencontre, de la responsabilité subjective, du « concernement ».

Le thème proposé pour cette journée de travail inverse la perspective habituelle qui invite à considérer le fait traumatique du point de vue du sujet qui en « fait les frais », alors convoqué dans la position d'« objet » de l'événement traumatique et donc de victime. Mais qu'en est-il pour autant de « l'auteur » du fait ? A l'instar des « persécutés persécuteurs », chers à la psychiatrie classique, devons-nous considérer le seul binaire du « traumatisé traumatiseur » ? Il s'agit certainement de dépasser le simple retournement des positions pour considérer ce qui ressort en définitive de l'effraction ou de la rencontre du Réel chez l'agresseur. Le statut de son acte ou du passage à l’acte est alors au cœur même de ce qui fait retour, voilé par les catégories usuelles de l’intentionnalité, de la transgression ou de l'accident, pour ouvrir alors au dévoilement des semblants.

Les communications proposées traiteront de la question du traumatisme chez les soldats, les responsables d’accidents, les auteurs de passages à l'acte meurtriers... autant d’individus acteurs potentiels de leur propre rencontre traumatique.


Bertrand Lahutte