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Actualités :
Prochaine journée scientifique ALFEST
" TRAUMA SANS IMAGE "
Coma, perte de connaissance, soumission chimique ou déni… Qu’en est-il du trauma lorsqu’il n’y a pas de traces mnésiques de l’événement ?
Lundi 7 juin 2010
Ecole du Val de Grace
Programme et inscription
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ARGUMENTAIRE
TRAUMA SANS IMAGE
L. Crocq
Pour l'appel à communication, lire les instructions dans la rubrique "Journées scientifiques"
La rencontre entre un sujet et un événement traumatique peut donner naissance à une névrose traumatique. Celle-ci se présente comme une affection psychique constituée de deux types de symptômes : les uns pathognomoniques de ce trouble et ne pouvant se rencontrer dans d'autres affections, essentiellement les cauchemars et les reviviscences du syndrome de répétition. Les autres sont des symptômes dits non spécifiques, c'est-à-dire pouvant se voir dans d'autres contextes, comme les troubles anxieux, dépressifs, caractériels, psychosomatiques, etc.
Le diagnostic de la névrose traumatique se fait à partir du syndrome de répétition, c'est-à-dire des images du moment traumatique qui vont se présenter itérativement à la conscience du sujet, de jour ou de nuit, avec le puissant sentiment que l'événement est en train de se produire. Mais il y a des cas où ces images sont absentes de ce qu'on a du mal alors à appeler une névrose traumatique.
Nous avons rencontré ces cas dans deux types de situations :
Les accidents de la voie publique où le temps entre la confrontation avec le réel de la mort et le coma qui va suivre le choc physique n'est que d'une fraction de seconde. La prise en charge du patient est-elle, en l'absence des cauchemars et des reviviscences, plus difficile, même si le diagnostic a été posé ? Et peut-on attendre avec le temps une apparition tardive du syndrome de répétition dans la psychothérapie ? Quelques observations montreront que le diagnostic de névrose traumatique peut s'argumenter même sans syndrome de répétition, que celui-ci peut aussi apparaitre au cours de la psychothérapie, sans d'ailleurs que le sujet ne s'en montre surpris. Enfin que cela ne se produit que si l'accident revient alors à la mémoire.
Deuxième type de trauma sans images : les viols sous soumission chimique, c’est-à-dire, subis par des sujets inconscients et qui n’« engramment » pas d’images dans leur inconscient. Ces patients ne présentent apparemment pas de syndrome de répétition, mais sont avides de combler le vide, voire de (re)construire des souvenirs. Nous verrons comment le patient comble ce vide.
Autant que l’on sache, ceux qui s’intéressent à la neurophysiologie sont d’un avis partagé : soit ils estiment qu’il n’y a pas d’inscription de l’événement dans les structures cérébrales et qu’on n’a donc aucune chance de retrouver trace de l’événement traumatique ; Soit ils pensent au contraire, que cette trace pourrait exister mais qu’elle est inaccessible.
Nous n’en sommes actuellement qu’à une période de collecte des informations. Il serait intéressant que lors de cette journée scientifique, nous puissions confronter le plus de cas cliniques possibles pour alimenter notre réflexion.
F. Lebigot
Congrès AFORCUMP
12èmes Journées Scientifiques
Internationales des CUMP et de
Psychotraumatologie de
l’AFORCUMP-SFP
http://www.aforcump-sfp.org/journees/2010/appel2010.pdf
Bulletin d'inscription aux 12ème journées AFORCUMP
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Programme
http://www.aforcump-sfp.org/journees/2010/prog_2010.pdf
Congrès internationaux de l'ISTSS (International Society for Traumatic Stress Studies
November 4-6, 2010
ISTSS 26th Annual Meeting
With Pre-Meeting Institutes Nov. 3
Le Centre Sheraton Montreal Hotel
Montréal, Québec, Canada
Présentation de l'ALFEST
L'Association de Langue Française pour l'Etude du Stress et du Trauma (ALFEST) est une association à but non lucratif, régie par la loi de 1901. Créée en 1990, sur initiative du Médecin Général et professeur Louis Crocq, président fondateur, elle constitue la branche "de langue française" de l'International Society for Traumatic Stress Study (ISTSS).
Elle a pour but :
de promouvoir et effectuer des études et recherches en langue française sur le stress et le traumatisme psychique (ou trauma), en particulier le stress et le trauma éprouvés par les victimes, les témoins et les sauveteurs lors d'accidents, de catastrophes, d'attentats et d'agressions diverses mais aussi de violences, physiques, agressions sexuelles, prises d'otages et tortures etc. Les syndromes psychotraumatiques qui en résultent peuvent se manifester dans l'immédiat, le post-immédiat et le chronique.
de publier, faire connaître et diffuser les résultats de ces études et travaux menés en France et en langue française à l'étranger, beaucoup de ces travaux paraissent dans la Revue Francophone du Stress et du Trauma (revue trimestrielle créée en 2000).
de dégager de ces études et recherches des éléments utiles pour améliorer la thérapeutique des syndromes psychotraumatiques, à court, moyen et long terme et soulager, voir guérir les victimes qui en souffrent.
de promouvoir et d'assurer l'enseignement et la formation de médecins, de psychologues, et de tout personnel appelé à intervenir auprès des victimes.
d'organiser des réunions scientifiques entre chercheurs et praticiens de toutes disciplines (médecins, biologistes, physiologistes, psychologues, travailleurs sociaux, pharmacologues, juristes, etc.), de participer à des congrès internationaux et d'établir et entretenir des contacts avec les praticiens et chercheurs travaillant sur le même sujet dans d'autres langues. Chaque année, l'Alfest organise 2 journées scientifiques. Les thématiques sont centrées sur la clinique et la prise en charge du psychotraumatisme. Quelques thèmes des dernières années : "le traumatisme psychique et ses séquelles", "les traumatismes causés par la guerre, 1995 - Pour le 50ème anniversaire de l'armistice de 1945", "le trauma chez l'enfant", "la culpabilité", "deuil et traumatisme", "guerres et terrorismes", "l'action humanitaire", "dissociation, stress et traumatisme", "thérapeutiques", "clinique de troubles dissociatifs", "mémoire traumatique et pratiques thérapeutiques".
L'ALFEST, qui comprend des membres venant de divers pays francophones (Belgique, Canada, France, Liban, Suisse, pays du Maghreb et pays d'Afrique Sub-Saharienne) a aussi des adhérents venant d'autres pays mais pratiquant le français (entre autres Argentine, Italie, Etats-Unis et Royaume Uni.)
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